Résistance
Dans certains milieux, pour échanger sur des sujets disons… inaccoutumés, il faut joindre la résistance. Cette résistance est constituée de gens d’apparence ordinaire, voire banale, des gens tellement habitués à se fondre dans le paysage qu’on oublie qu’ils existent. Ne pas être repéré par ceux dont l’expression ressemble à trois points d’interrogation dès qu’ils entendent des propos autres que ceux répétés partout est souhaité par le résistant.
Comment reconnaître ces résistants, tâche ardue s’il en est une? Lorsque plusieurs idiots s’acharnent sur une même personne, y’a des chances que la tête de Turc soit un résistant, un résistant malhabile. Le machiniste qui préfère manger seul dans l’arrière-boutique sous prétexte que c’est plus calme et qui sort un bouquin dès que les autres sont partis est un résistant. L’enfant qui, lors des réunions de famille, choisit de s’assoir à la table des grands, un peu en retrait, et qui écoute religieusement les adultes plutôt que de jouer avec les autres enfants est un résistant qui s’ignore.
Il se terre dans la discrétion. Le lundi, il enfile son déguisement invisible et taira ses activités, écoutera bêtement les exploits des collègues et sourira encore plus bêtement à leurs récits exagérés, déformés. Son sourire forcé n’est pas remarqué par les conteurs, eux-mêmes trop occupés à s’auto-trouver-comiques, mais dès que le résistant tourne la tête, si vous êtes attentifs, vous remarquerez le relâchement instantané des muscles faciaux. Il baisse la garde lorsque dans le voisinage, des esprits plus aveuglants que brillants, pompent l’intérêt général. Le spectaculaire ne lui va pas, mais lui sert de leurre, il détourne l’attention ailleurs que sur lui (ou elle).
Fuite? Lâcheté? Défense? Survivance plutôt. Le résistant est un handicapé, un dépendant intellectuel, un anticonformiste ou pire, un esprit irrémédiablement ouvert. Ça ne se guérit pas. Il évolue dans un milieu que l’on n’associerait pas à ses passions. C’est tout de même son monde et il le sait. Toujours insatisfait, en quête, parfois même en mission sans le savoir, il ne voudrait pas être ailleurs. Vous pourriez croire que lorsqu’il rejoint la résistance il se sent bien. Si peu, enfin peut-être un peu, mais pas pour longtemps. Y’a personne à convaincre dans la résistance, c’est sécurisant, sans plus.
Le rêve du résistant pourrait être de se mettre à nu, sa modeste lumière n’aveuglerait pas, elle éclairerait. Utopie? Chimère? L’espoir, tout comme la quête ultime c’est pas tuable et certains consacreront leur vie pour devenir des héros. Un héros se mérite l’estime de tous et l’illusion frise alors la réalité. Profitant d’une popularité momentanée, il ouvrira son jeu. On aura déjà vu un conspué devenir un modèle aux yeux de ses détracteurs. La manœuvre est risquée, la faillite est possible mais ça fonctionne occasionnellement et si tel était le cas nous pourrions entendre des « Gérard, ne t’en fais pas pour le p’tit qui souhaite s’inscrire en art dramatique, tu te souviens de ce héros que tous admiraient? Lui aussi aimait le théâtre». Ce serait la victoire du résistant héros. Suffit d’être atteint d’une maladie grave pour qu’on vous dise que telle ou telle vedette a aussi cette maladie et qu’elle s’en sort. Madame Tartempion qui habite sur votre rue a aussi cette maladie et s’en est sortie, mais elle n’est pas une star, ça donne moins de points.
Des résistants iront donc jusqu’à devenir des héros dans des domaines populaires pour se gagner l’estime des autres, gagner de la crédibilité. C’est triste, mais à la longue l’obscurité peut devenir insupportable.
Tout ça pour vous dire que certains héros n’en sont que pour gagner votre admiration, dans le cadre d’une mission. Si vous repérez un résistant qui n’est pas encore un héros, restez naturel(le), intelligent(e), attendez le moment opportun pour lui r’filer un regard complice. Un peu de votre force lui sera transmise. Si la force commune pouvait s’imposer d’elle-même, la résistance deviendrait inutile, moins de vies seraient gâchées.
Accent Grave
Comment reconnaître ces résistants, tâche ardue s’il en est une? Lorsque plusieurs idiots s’acharnent sur une même personne, y’a des chances que la tête de Turc soit un résistant, un résistant malhabile. Le machiniste qui préfère manger seul dans l’arrière-boutique sous prétexte que c’est plus calme et qui sort un bouquin dès que les autres sont partis est un résistant. L’enfant qui, lors des réunions de famille, choisit de s’assoir à la table des grands, un peu en retrait, et qui écoute religieusement les adultes plutôt que de jouer avec les autres enfants est un résistant qui s’ignore.
Il se terre dans la discrétion. Le lundi, il enfile son déguisement invisible et taira ses activités, écoutera bêtement les exploits des collègues et sourira encore plus bêtement à leurs récits exagérés, déformés. Son sourire forcé n’est pas remarqué par les conteurs, eux-mêmes trop occupés à s’auto-trouver-comiques, mais dès que le résistant tourne la tête, si vous êtes attentifs, vous remarquerez le relâchement instantané des muscles faciaux. Il baisse la garde lorsque dans le voisinage, des esprits plus aveuglants que brillants, pompent l’intérêt général. Le spectaculaire ne lui va pas, mais lui sert de leurre, il détourne l’attention ailleurs que sur lui (ou elle).
Fuite? Lâcheté? Défense? Survivance plutôt. Le résistant est un handicapé, un dépendant intellectuel, un anticonformiste ou pire, un esprit irrémédiablement ouvert. Ça ne se guérit pas. Il évolue dans un milieu que l’on n’associerait pas à ses passions. C’est tout de même son monde et il le sait. Toujours insatisfait, en quête, parfois même en mission sans le savoir, il ne voudrait pas être ailleurs. Vous pourriez croire que lorsqu’il rejoint la résistance il se sent bien. Si peu, enfin peut-être un peu, mais pas pour longtemps. Y’a personne à convaincre dans la résistance, c’est sécurisant, sans plus.
Le rêve du résistant pourrait être de se mettre à nu, sa modeste lumière n’aveuglerait pas, elle éclairerait. Utopie? Chimère? L’espoir, tout comme la quête ultime c’est pas tuable et certains consacreront leur vie pour devenir des héros. Un héros se mérite l’estime de tous et l’illusion frise alors la réalité. Profitant d’une popularité momentanée, il ouvrira son jeu. On aura déjà vu un conspué devenir un modèle aux yeux de ses détracteurs. La manœuvre est risquée, la faillite est possible mais ça fonctionne occasionnellement et si tel était le cas nous pourrions entendre des « Gérard, ne t’en fais pas pour le p’tit qui souhaite s’inscrire en art dramatique, tu te souviens de ce héros que tous admiraient? Lui aussi aimait le théâtre». Ce serait la victoire du résistant héros. Suffit d’être atteint d’une maladie grave pour qu’on vous dise que telle ou telle vedette a aussi cette maladie et qu’elle s’en sort. Madame Tartempion qui habite sur votre rue a aussi cette maladie et s’en est sortie, mais elle n’est pas une star, ça donne moins de points.
Des résistants iront donc jusqu’à devenir des héros dans des domaines populaires pour se gagner l’estime des autres, gagner de la crédibilité. C’est triste, mais à la longue l’obscurité peut devenir insupportable.
Tout ça pour vous dire que certains héros n’en sont que pour gagner votre admiration, dans le cadre d’une mission. Si vous repérez un résistant qui n’est pas encore un héros, restez naturel(le), intelligent(e), attendez le moment opportun pour lui r’filer un regard complice. Un peu de votre force lui sera transmise. Si la force commune pouvait s’imposer d’elle-même, la résistance deviendrait inutile, moins de vies seraient gâchées.
Accent Grave


22 Comments:
Tous les résistants ont-ils la même vocation : rester dans l'ombre? Je ne sais pas trop. N'est-il pas possible d'avoir envie de propager des idées ou débattre d'idées résistantes? Ou avoir envie de se bâtir un capital politique ou autre via la résistance? Parfois rester en vie est un grand signe de résistance.
En même temps, résister pour quoi? À quoi? À qui? Etc. Résister automatiquement à tout changement par exemple, m'apparait négatif. Je pense qu'il y a toutes sortes de résistance et pour toutes sortes de raisons.
Je ne sais pas, mais tu es peut-être un de ceux-là, toi, qui résistent pour ne pas se faire avaler par l'atmosphère parfois ou souvent négatif au travail, en effet éloigné, en ce qui te concerne, de ta passion pour la littérature, qui résistent, au Québec, pour ne pas se faire avaler par la gélatine de la facilité 9autrement appelé le gros bon sens), dans la vie, pour ne pas se faire absorber par des courants qui ne leur conviennent pas?! Je t'imagine bien dans l'arrière boutique, sortir un livre.
En tout cas, je suis heureuse de constater que tu es un résistant parmi les blogueurs
qui se penchent intelligemment sur les débats de notre société et sur la vie en général, et à ta manière si particulière et que nous apprécions tant.
Pour ma part, mes héros sont des quasi inconnus. La plupart marchent à quatre pattes ou marchaient, de leur vivant. L'une marche à nouveau à force de résistance et d'entêtement, après avoir été condamnée à la chaise roulante à vie. Un autre a eu une vie très difficile et doit résister à tous les bâtons qu'on lui met dans les roues afin de pouvoir à nouveau se dévouer ici comme médecin. Il y en a plusieurs, des héros, autour de moi. Moi, sans courage et malgré tout, peut-être une héroïne obscure pour quelqu'un, sans le savoir, surtout, sans le mériter.
Les gens ont soif de modèles, d'idéaux. Des enfants, nous voilà leur héros/ïne. Des gens à qui on a tendu la main ou qu'on a aidés sans trop s'en rendre compte? Autre cas. Juste vivre, dans bien des cas, est héroïque.
Zed
Très content de vous relire. Je m'ennuyais. Et un excellent texte, encore une fois.
dans certains milieux dis tu? va falloir que tu affines cette restriction...Des résistants de tout crin, voilà sans doute ce que nous sommes à certains moments de notre vie, chacun à notre tour;mais à quoi résistons nous? et pourquoi? ne sommes nous pas quelque part broyés par la "machine"?
Enfin, vous revoilà. Vos textes m'ont beaucoup manqués.
Autour de moi, il y a beaucoup de résistants. Et il y en aura de plus en plus. J'aime assez votre partie de définition, « un esprit irrémédiablement ouvert. Ça ne se guérit pas ».
Rester dans l’ombre n’est pas une vocation mais une défense. Le résistant ne résiste pas à tout, ce sont ses idées qui résistent. Il ne s’oppose pas aux autres idées que les siennes mais n’abandonne les siennes pour autant.
Oui, pour des raisons pas toujours visibles, vivre relève parfois de l’héroïsme, un héroïsme naturel.
Accent Grave
en principe j'aurais tendance à penser qu'un vrai résistant reste irréductible, et que même quand il sort de l'ombre il garde ses principes, bien fermes
merci, je suis touché !
j'adore vos commentaires ,
miox
Très très contente de vous voir de retour Accent ! J'ai lu votre texte trois fois, et j'ai été touchée au coeur à chacune. Quel psychologue , qui s'ignore (ou pas ?) vous êtes !
Vous n'écrivez pas souvent, mais quel bonheur de vous lire !
Ça fait quelques jours que je "rumine" ce texte... J'ai trouvé cette observation d'une justesse...
Touché, probablement parce que je viens de trouver l'illustration de ce que je crois être. Dans mon cas, on me dit "sauvage". Pourtant, je ne m'identifie pas à la sauvagerie. J'observe souvent en silence ce qui se passe autour, ce qui ne m'empêche nullement d'être souvent volubile, mais pas avec n'importe qui ni n'importe quand.
Je sais aussi qu'il y a de nombreux types de résistants. La résistance que tu décris ne s'applique pas qu'à des personnes exceptionnelles. Certanes personnes que l'on pourrait parfois trouver un peu "simples d'esprit" sont souvent des résistants.
Un de mes amis est de ceux-là. Un gars immense qui travaille comme gardien de sécurité dans un centre jeunesse (un "goon, un "screw"?) est de ce type là. Peu bavard, souvent terré derrière un humour "basic", il observe beaucoup et y va souvent de remarques d'une finesse rare qui ne peuvent pas être le fruit du simple hasard.
En fait, je n'ai pas terminé ma réflexion sur le sujet... Cependant, ce texte me fait "regarder" différemment depuis que je l'ai lu. Bizarre, mais cette lecture m'a enlevé de la culpabilité... Culpabilité qui trouve probablement racine dans le qualificatif de "sauvage" qui me relégue trop souvent à l'isolement, au silence, voire à la bouderie puérile.
Je continuerai à changer mon regard et à "chercher" des résistants autour de moi.
De vos exemples je dirais que je suis ce machiniste qui s'isole pour lire un livre. Car au royaume du 4x4 et du ski-doo passer ses étés à faire du cyclotourisme c'est "incompréhensible" pour la majorité. Surtout pour un col bleu.
Face à mon environnement immédiat je me qualifierais plus de différent que de résistant. Face au mode de vie "prédéfini" que la société des médias voudrait me faire vivre oui je suis résistant.
Esperanza,
La loi du nombre l’emporte généralement. Le pouvoir s’y trouve, les influences aussi. Le résistant retient mal ses mots face aux aberrations. Au nom du droit à la dissidence et à l’esprit critique. On ne fait pas pousser des fleurs en tirant dessus. Ces mots s’avèrent vains sinon coûteux. On oublie qu’il est naturel pour le «main stream» de créer des alliances et de marginaliser ledit résistant qui ne jouit d’aucun pouvoir, au contraire.
La pensée du résistant est issue d’une longue démarche sans laquelle les idées concluent paraissent excentriques. Tant de vies sont basées sur des visions limitées et faussement rassurantes, plus souvent qu’autrement héritées. Remettre en question ces bases, aussi futiles puissent-elles paraître, provoque des ondes de chocs aux résultats catastrophiques.
Néanmoins, chaque être peut apporter quelque chose, autant éviter les polarisations. VIVRE, et non survivre, parmi ces courants est possible à la condition de ne pas oublier que, mêmes minoritaires, d’autres partagent vos vues. Vaut mieux calculer les sorties et savoir ranger le bâton du pèlerin. Une victoire trop vite acquise présage généralement une cuisante défaite. Ce que l’on nomme «progrès» ne se mesure pas en quelques générations.
Si dans une vie, chacun parvient à convaincre une personne (pourquoi pas ses enfants?) qu’un esprit ouvert procure une richesse certaine, votre héritage aura été constitué.
Gaétan,
Vous réussissez à vivre avec vos collègues tout en conservant votre mode de vie. Votre « carte d’interface individu/société » est de bonne qualité. Bravo! Le monde des cols bleus n’est peut-être pas si différent des autres milieux. Peut-être que vos collègues en vacances avec les leurs se vantent de bosser avec un type qui arpente les contrées en vélo, sur des routes que plusieurs considèrent exclusives aux voitures, comme si elles n’appartenaient pas l’ensemble des citoyens!
Lise,
Je n’ai rien d’un psy, j’ai une image plutôt négative des psy et ce que j’écris sont des élucubrations visant à faire jaillir d’autres pensées. C’est un jeu qu’on s’invente et les jeux ça peut se pratiquer en groupe. Parfois nous avons de bonnes joutes.
Brigetoun,
Garder ses principes bien fermes? En tout temps? J’ai rien contre, le résistant le fait, sauf qu’il ne s’exposera pas inutilement.
Très bonne réflexion que ce billet.
Comme d'habitude finalement!
Étrange, mais c'est l'observation sur l'enfant résistant qui m'a carrément bouleversé ...
Content de vous lire à nouveau.
Parfois, les resistants trouvent un écho, se sentent moins seuls et ils sont surpris...les resistants se taisent, agissent dans l'ombre, parfois dans la lumière, ils sont ceux qui peuvent éclairer un chemin, ou au moins ouvrir des portes, des questions. A chaque texte que je lis ici, je sens un resistant, un oeil exterieur qui ouvre l'intérieur de soi. Merci pour ça. Aussi;-).
J'ai adoré ce texte, et je m'y suis profondément reconnu, spécialement dans la première moitié. Celui qui a un déguisement de "gars normal" ou à peu près pour aller travailler.
Celui qui essaie de parler au monde pour que ça passe inaperçu (j'y réussis bien...).
Tifen,
Je ne suis pas très résistant, ou je joue bien le jeu, je veux dire... face à moi-même. S'il y a un résistant en moi, je le considère comme une autre personne, wow, ça se complique!
Détracteur,
Des gens extraordinaires déguisés en gens ordinaires, y'en a peut-être beaucoup. Quand j'observe une foule, là où tout le monde se ressemble, je me dis qu'il vaudrait mieux ne pas regarder plutôt que de ne rien voir. Parmi ces gens, certains pourraient changer la face du monde ou peut-être le font-ils. Comment savoir? L'oeil ne voit presque rien.
Accent Grave
Ce soir on ne résiste pas à un excellent film!
Bonne journée....avec un accent joyeux!
Quel texte brillant! C'est d'une justesse et d'une vérité simple est totalement désarmante...
En ajouter plus serait inutile...
reste encore à y réfléchir...
Désolé: Et (pas EST)
Juste pour t'arracher, peut-être un petit sourire en coin.
Deux personnages dont on parle souvent au Québec et que j'aimerais bien rencontrer une fois pour toutes : Jo Blo et Madame Tartempion.
Ils résistent au temps!
:D Zed
On cause peu mais on cause bien ici! Intéressant cette prise de conscience du résistant qui finalement devient héros. Il faut donc se surveiller pour ne pas tomber dans ce travers. Veiller aussi à ne pas chercher à briller par son absence. Ego toujours ego. Faire pour la collectivité et non pour soi. Sans quoi on devient le mouton de panurge que l'on croyait fuir. La frontière est mince.
Je propose d'aller rencontrer un ami résistant ici:
http://poete-artiste.over-blog.com/
Bonne journée!
Par exemple, la résistance en ce moment, ça pourrait être de tenir un discours différent des manifestants pro-Thibet, d'accepter de se faire "blaster" par tous ses amis au cours d'un souper pour le simple fait de souligner qu'avant le régime de Pékin, le Thibet était une théocratie, et le peuple vivait dans des conditions d'ignorance et de pauvreté moyennâgeuses. Bien sûr , le Dailai Lama est cool, et la répression est toujours, toujours répréhensible, mais tout de même, faudrait sortir de la masse et réfléchir un peu plus en profondeur.
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